Toute la lumière sur la dépression saisonnière
et les bienfaits de la luminothérapie

Baisse de forme, troubles du sommeil, hypersensibilité mais aussi indifférence, tristesse, mélancolie ou idées noires sont, parmi d’autres, les symptômes potentiels d’une dépression pouvant faire son apparition lors d’un changement de saison. On la dénomme alors dépression saisonnière.

Le plus souvent ce type de dépression survient dans les mois qui précèdent le solstice d’hiver, alors que les jours raccourcissent et que notre exposition à la lumière naturelle diminue.

Compenser cette diminution par un apport artificiel de lumière est-il une bonne idée ?

Oui nous confirment de nombreuses études scientifiques qui ont apporté la preuve des effets bénéfiques de la luminothérapie.

En 1903 déjà, les effets curatifs des radiations lumineuses sur différentes maladies, dont la tuberculose, ont été mis en lumière par le médecin danois Ryberg Finsen qui en fut  récompensé par le prix Nobel de médecine.

Mais quel est le principe de la luminothérapie ?

La luminothérapie est un traitement thérapeutique qui consiste à exposer un patient à une lampe reproduisant artificiellement la lumière du soleil. Grâce à cette exposition, la production de mélatonine, aussi appelée « hormone du sommeil » car elle favorise l’endormissement, sera freinée. Dans le cas de la dépression saisonnière, les sujets les plus sensibles à cette hormone peuvent retrouver l’énergie et la vitalité qui leur faisaient défaut pour entreprendre ce qu’ils ont l’habitude d’entreprendre et, ce faisant, garder le moral.

Les effets bénéfiques de la luminothérapie sont logiquement aussi avérés dans le traitement de certains troubles du sommeil ou de troubles liés au décalage horaire ou au travail de nuit. La luminothérapie aide dans ces cas de figure à resynchroniser les cycles éveil/sommeil dans notre rythme circadien.

La luminothérapie est par ailleurs également efficace contre la dépression « classique » et, sous une forme à faible dose appelée photobiomodulation, elle peut même accélérer la guérison de brûlures et soulager la douleur que celles-ci occasionnent.

Comment pratique-t-on la luminothérapie ?

A l’origine uniquement proposée dans des centres médicaux ou de bien-être, elle peut aujourd’hui être pratiquée à domicile ou à son bureau à l’aide de lampes ou panneaux lumineux, ou bien à l’aide de lunettes de luminothérapie plus pratiques lorsque l’on se déplace fréquemment.

Existe-t-il des contre-indications à la luminothérapie ?

Les appareils sont conçus pour filtrer les infrarouges et les ultraviolets potentiellement nocifs. Néanmoins, en cas de maladies nécessitant un traitement quelconque, la consultation d’un médecin est nécessaire avant toute pratique.

Quelle lampe choisir et comment l’utiliser ?

Elle doit présenter le marquage CE matériel médical (93/42/CEE) et fournir un minimum de 2500 lux. Deux heures d’exposition seront alors nécessaires. C’est pourquoi une intensité de 10 000 lux est recommandée, pendant 20 à 30 minutes, à plus ou moins 30 cm du visage, les yeux ouverts durant toute la séance. Vous pouvez pendant ce temps vaquer à d’autres occupations telles que le lecture ou le travail sur ordinateur.

Même si cela peut varier en fonction des besoins de chacun, 7 à 10 jours d’exposition sont le plus souvent prescrits ou recommandés.