Le BPM, vous connaissez ?

Comme nous le renseigne l’Union Régionale des Professionnels de Santé – Pharmaciens, « le bilan partagé de médication ou BPM est une analyse des traitements médicamenteux du patient âgé polymédiqué. Le BPM se déroule sous forme de plusieurs entretiens, à l’officine avec le pharmacien, dans un espace de confidentialité. »  

Par patient âgé polymédiqué, il faut entendre : soit un patient de plus de 75 ans souffrant d’une ou plusieurs pathologies chroniques impliquant au moins 5 molécules ou principes actifs prescrits pour une durée supérieure ou égale à 6 mois, soit un patient de plus de 65 ans dont au moins une affection est de longue durée.

Selon l’URPS, plus de 9 millions de personnes âgées de plus de 65 ans sont touchées par la polypathologie.

3,9 millions d’entre elles prennent plus de 5 traitements différents.

Toujours selon le site, un médicament nouveau sur l’ordonnance majore de 12 à 18 % les effets indésirables.

L’iatrogénie médicamenteuse – ce terme désigne l’ensemble des effets indésirables provoqués par la prise d’un ou plusieurs médicaments – serait responsable de 3,4 % des hospitalisations et d’environ 7 500 décès par an chez les 65 ans et +.

La consommation chronique de psychotropes majorerait quant à elle de 47 % le risque de chute chez les sujets âgés.

Les objectifs du BPM sont donc multiples. Il vise à améliorer la prise en charge des patients âgés en les inscrivant dans un parcours de santé impliquant médecins généralistes et pharmaciens. En plus de réduire le risque d’iatrogénie, le BPM réduit également le gaspillage de médicaments.

Ne manquez pas d’en parler à votre pharmacien ou bien sûr à vos proches et vos parents s’ils sont concernés.